Short answer: Le 14 juillet 2026, Arriva a formellement notifié à l'Autorité néerlandaise des consommateurs et des marchés (ACM) son intention de lancer deux nouveaux services ferroviaires internationaux reliaut La Haye et Amersfoort à Paris, en plus de la ligne Groningue–Paris déjà annoncée. Les trois services combinés offriaient cinq allers-retours quotidiens entre les Pays-Bas et la France, avec un lancement cible en février 2028, sous réserve d'approbation réglementaire.
Pendant des années, le corridor entre la Randstad et Paris a appartenu presque exclusivement à Eurostar et NS International, avec des tarifs hérités de l'ère Thalys. Arriva, la branche voyageurs européens de Deutsche Bahn, s'attaque aujourd'hui à ce duopole — sans attendre les ambitions grande vitesse promises par le Plan d'action européen pour le rail à grande vitesse.
Ce qu'Arriva vient d'annoncer
La notification, envoyée à l'ACM le 14 juillet 2026, décrit deux nouveaux services passant par la Belgique :
- La Haye – Paris : 3 allers-retours quotidiens, avec arrêts à Rotterdam, Roosendaal, Anvers, Brussels Airport, Bruxelles-Midi et Mons.
- Amersfoort – Paris : 2 allers-retours quotidiens, avec arrêts à Utrecht, 's-Hertogenbosch et Bréda.
Combinés à la ligne Groningue – Paris déjà annoncée, le réseau offrirait 5 allers-retours quotidiens entre les Pays-Bas et la France. Les arrêts à Brussels Airport et Bruxelles-Midi font de chaque train un corridor multi-usage : continuer jusqu'à Paris, ou rompre le voyage dans la capitale belge.

Routes, arrêts et horaires en un coup d'œil
Les services Arriva proposés relieraient les Pays-Bas à Paris d'une manière que les opérateurs actuels ne proposent pas. Au lieu de tout faire converger vers Amsterdam Centraal, Arriva capte le trafic du sud de la Randstad (La Haye, Rotterdam), du cœur du pays ('s-Hertogenbosch, Amersfoort) et du nord (Groningue). Pour les voyageurs qui ne vivent pas à côté d'un terminal grande vitesse, cette géographie fait tout l'intérêt.
Pourquoi c'est important pour les voyageurs
L'arrivée d'un deuxième opérateur sur le corridor Paris–Pays-Bas se traduit généralement par trois choses pour les passagers : des tarifs plus bas (une offre concurrentielle est le meilleur moteur de baisse), plus de créneaux horaires et de meilleures correspondances vers les villes secondaires que l'opérateur historique n'a pas intérêt à desservir.
C'est le même schéma qu'a connu l'Espagne, où Ouigo et Iryo ont contraint Renfe à baisser les prix de l'AVE sur les corridors où ils sont entrés — et c'est la même logique qui attend Eurostar avec l'ouverture du Tunnel sous la Manche à de nouveaux opérateurs (voir notre analyse de la concurrence dans le Tunnel sous la Manche).
Aujourd'hui, un Eurostar Amsterdam–Paris en aller simple se vend généralement à partir de 35–80 € en Standard et 110–220 € en Comfort, selon l'anticipation de réservation. Arriva n'a pas encore publié ses tarifs, mais les services régionaux néerlandais du groupe sont d'habitude positionnés pour le voyageur quotidien, et la concurrence est le seul moyen durable de rendre la ligne Paris–Pays-Bas accessible. Pour comparer le nouveau service avec trains, bus, covoiturage et vols en une seule recherche, vous pouvez comparer les itinéraires sur Gopaxo.
Comment Arriva prévoit d'entrer sur le marché
Quelques points structurels font que cette notification va plus loin qu'un simple communiqué. Arriva exploite déjà plus de 2 200 services quotidiens aux Pays-Bas, y compris des liaisons transfrontalières vers l'Allemagne et la Belgique : ajouter un troisième pays est une extension, pas un démarrage. Le groupe devrait utiliser des trains multi-systèmes (vraisemblablement Alstom ou Siemens, dont les unités sont certifiées pour la France, la Belgique et les Pays-Bas), évitant les changements de locomotive à la frontière. Le dépôt auprès de l'ACM ouvre la période de consultation publique que tout nouvel opérateur en accès ouvert doit franchir avant le lancement, et, en tant que filiale de Deutsche Bahn, le groupe peut s'appuyer sur le bilan financier d'une maison-mère — la même force de frappe qu'a utilisée Trenitalia pour lancer Iryo en Espagne.
Ce qui peut encore retarder le lancement
Deux questions décideront si les trains circulent vraiment en février 2028 :
- La capacité sur le réseau belge. Le corridor La Haye–Anvers est déjà chargé, et SNCB/NMBS ainsi qu'Infrabel devront attribuer des sillons. Les négociations de sillons en Belgique ont déjà bloqué plusieurs demandes d'accès ouvert au cours de la dernière décennie.
- Les réactions d'Eurostar et de NS International. Les opérateurs en place peuvent riposter par des baisses de prix, un nouvel horaire, ou même des objections réglementaires. L'exemple espagnol montre que le consommateur finit généralement par y gagner, mais le déploiement peut être retardé.
Si tout se passe bien, le marché Paris–Pays-Bas en 2028 sera matériellement différent d'aujourd'hui — plus proche de ce que voyager moins cher en train décrit déjà comme la norme européenne : un réseau compétitif à plusieurs opérateurs.
Comment se préparer au lancement d'Arriva
- Surveiller la décision de l'ACM. Le régulateur devrait publier sa réponse d'ici fin 2026 ; un feu vert déclenchera la publication des horaires détaillés et des tarifs.
- Rester flexible sur la ville de départ. Si vous habitez dans le sud de la Randstad, l'origine La Haye est la nouvelle option la plus utile. À l'est, regardez Amersfoort ou 's-Hertogenbosch.
- Comparer l'opérateur historique en parallèle. Même avec trois allers-retours Arriva par jour, Eurostar restera le service le plus dense et le plus rapide. L'intérêt de la concurrence, c'est de ne plus prendre la première option venue.
- Combiner avec le reste du réseau. Les correspondances à Bruxelles permettent à un billet Arriva vers Paris d'être la première étape d'un plus long trajet de nuit Bruxelles–Milan, par exemple.
En résumé
- Arriva a notifié à l'ACM le 14 juillet 2026 deux nouveaux services vers Paris : La Haye – Paris (3 allers-retours quotidiens) et Amersfoort – Paris (2 allers-retours quotidiens).
- Combinés à la ligne Groningue – Paris déjà annoncée, le réseau offrirait 5 allers-retours quotidiens entre les Pays-Bas et Paris.
- Tous les services passeraient par la Belgique, avec arrêts à Brussels Airport et Bruxelles-Midi.
- Le lancement cible est février 2028, sous réserve d'approbation de l'ACM et d'attribution de sillons par le réseau belge.
- Les tarifs n'ont pas été publiés, mais Arriva se positionne comme une alternative plus abordable et plus flexible à Eurostar et NS International.
Foire aux questions
Qu'a annoncé Arriva le 14 juillet 2026 ?
Arriva a notifié à l'Autorité néerlandaise des consommateurs et des marchés (ACM) deux nouveaux services transfrontaliers vers Paris : La Haye – Paris avec 3 allers-retours quotidiens et Amersfoort – Paris avec 2 allers-retours quotidiens. Combinés à la ligne Groningue – Paris précédemment annoncée, le réseau exploiterait 5 allers-retours quotidiens entre les Pays-Bas et la France.
Quand les services Arriva vers Paris commenceront-ils à circuler ?
Le lancement cible est février 2028, sous réserve d'approbation de l'ACM, du résultat de la consultation publique et de l'attribution de sillons par le réseau ferroviaire belge.
Dans quelles villes les trains Arriva s'arrêteront-ils ?
La ligne La Haye–Paris s'arrêterait à Rotterdam, Roosendaal, Anvers, Brussels Airport, Bruxelles-Midi et Mons. Le service Amersfoort–Paris s'arrêterait à Utrecht, 's-Hertogenbosch et Bréda, puis rejoindrait le même tracé vers Paris. Les deux services utilisent Brussels Airport et Bruxelles-Midi comme points de correspondance belges.
Combien coûterait un billet ?
Arriva n'a pas encore publié de tarif. Sur la base de sa grille régionale aux Pays-Bas, le service devrait se positionner en dessous des tarifs Eurostar et NS International actuels, mais les prix finaux ne seront connus qu'une fois l'horaire enregistré auprès de l'ACM.
Comment Arriva rivaliserait-il avec Eurostar ?
En proposant plus de villes d'origine aux Pays-Bas (La Haye, Amersfoort, Groningue en plus d'Amsterdam), plus de créneaux horaires (5 allers-retours quotidiens au total) et un positionnement tarifaire plus bas, typique des opérateurs en accès ouvert. La réponse d'Eurostar — et la façon dont le régulateur français traitera la capacité à Paris-Nord — déterminera l'équilibre final.
Faut-il réserver via un canal spécifique ?
Non. Une fois le service ouvert, les billets seront vendus sur arriva.nl et via les canaux de réservation ferroviaires européens habituels. En attendant, vous pouvez comparer toutes les options train, bus, covoiturage et avion sur Gopaxo pour préparer votre trajet.
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